l'air du temps

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Beltaine et le mois de mai
La rubrique "l'air du temps" est actualisée chaque 15 du mois.
Vous-y trouverez des informations concernant le caractère des semaines à venir, les particularités énergétiques de la saison et les fêtes ancestrales qui jalonnent le cycle annuel. En tant que chamane je vis étroitement avec l'évolution de la nature et me place quotidiennement en accord avec l'esprit du moment.
J'espère avec mes considérations sur l'air du temps permettre à mes visiteurs de faire chaque mois leurs propres découvertes.
 

L'équinoxe de printemps (21 mars) vivifie flore, faune et genre humain. La dynamique du printemps s'intensifie de jour en jour. La nuit du 30 avril au premier mai marque dans l'année celtique protohistorique le passage de la saison hivernale à la saison estivale, le passage d'un monde d'ombres au monde clair du soleil. C'est pourquoi le feu est un des éléments principaux des rituels de Beltaine. Ainsi on faisait jadis passer le bétail entre les feux rituels pour le protéger des maladies. En certains lieux c'était en couple que l'on sautait par dessus les braises du feu rituel. Le nom même de cette fête est en relation directe avec le dieu celtique du soleil Bel, Belenos, qui est également célébré au premier août - Lugnasad. Cette thématique du passage fait également de Beltaine la fête des rituels de passage de l'état enfantin à l'age adulte, la fête de la maturité sexuelle. Cet autre thème trouve une prolongation dans les mâts de mai autour desquels on danse jusqu'aujourd'hui. Ce mât décoré de rubans multicolores est un symbole phallique, tradition qui se retrouve aussi en Suisse et en Allemagne, où les jeunes érigent bouleaux ou hêtres devant la fenêtre de leur amoureuse. En Bavière et en Autriche de véritables pistes de danse étaient autrefois installées dans les grands tilleuls des villages.

 

 

J'aime à raviver ce respect des arbres dans un de mes rituels personels de Beltaine : une ligne de mélèzes aux formes exceptionelles marquent l'idyllique lieu, où je me rends chaque année.
rituel - mélèze - fumée
dans ma Gruyère natale
„Monts de Riaz“

acrylique et encre de chine sur bristol et papier japon

1994

100 x 70 cm

 Les primevères, les papillons et l'ambiance d'un haut-lieu particulièrement intense entre fin avril et début mai.

L'air du temps empreint de douceur et de forces fécondes qui régit le passage d'avril à mai, perdure tout au long du moi de mai.
En matière de projets il est recommandé durant ces semaines de tester ce que l'on a entrepris depuis la chandeleur, il s'agit d'écouter sa voix intérieure, afin de s'assurer que l'on est vraiment en accord avec soi-même.
Avec Beltaine ce sont le coeur et l'intellect qui se rencontrent. Là où les éléments solides et liquides se rencontrent, où l'eau féconde la terre, là se trouvent des endroits propices pour trouver l'inspiration de cette saison débordante de forces.
C'est pourquoi je propose de faire une ballade au bord du lac Léman dans la réserve naturelle des Grangettes.

 

suggestion de randonnée Villeneuve - les Grangettes :

forêts alluviales, étangs, roselières et ressac du lac -
l'union sacrée entre les nymphes aquatiques et les elfes des arbres.

Données de base et accès
Longueur 9 km - temps de marche 2¼ heures
Accès par le train en gare de Villeneuve
Villeneuve (375 m) – Vieux-Rhône (373 m): 1 h
Vieux-Rhône - les Grangettes - Villeneuve: 1¼ h

Description
Nous allons de la gare de Villeneuve vers le lac. De là nous partons sur la gauche et suivons la promenade et après le camping traversons l'Eau-Froide. C'est ici que nous rencontrons les randonneurs qui ont garé leur auto sur le parking de 400 places du terrain de sport situé de l'autre côté de la route principale (annoncé dès la sortie de l'autoroute). Juste après le pont de l'Eau Froide nous prenons le chemin à droite, que nous suivons dans la forêt jusqu'au panneau "Etang de l’Ecu d’Or“. Ici en quelques pas à droite nous accédons à l'étang, son charme et son calme. Nous retournons sur le ruban asphalté et prenons à la prochaine bifurcation à droite. Le chemin sort peu aprés de la forêt. Nous traversons la prochaine croisée tout droit, suivant le panneau rouge des skaters. Nous atteignons le Grand-Canal, traversons celui-ci et continuons tout droit - à gauche un étang invite à la pause. Après l'étang nous prenons la prochaine bifurcation à gauche et découvrons - abrité dans un écrin de forêt - le port du Vieux-Rhône.

 

Du Vieux-Rhône nous retournons sur nos pas jusqu'au Grand Canal, que nous traversons et prenons cette fois à gauche en direction du lac. Le sentier pédestre part juste avant le lac sur la droite et traverse plus tard le camping. A sa sortie nous accueillent les maisons des Grangettes. Nous allons d'abord tout droit puis bifurquons à droite suivant le panneau „Villeneuve“. Le long de ce modeste sentier nous entrons dans une partie sauvage de la réserve des Grangettes - une "jungle" bordée d'innombrables prêles, mousses et branches pourries. En chemin un panneau „Jardin“ nous invite à un détour dans une oasis fleurie avec un banc en bord du lac. De retour sur le sentier forestier de petits tracés des deux côtés du chemin aiguisent la curiosité : non ces pistes larges de 20 bis 30 cm ne sont pas destinées aux randonneurs, ce sont les traces que les blaireaux ont laissés en fouinant régulièrement jusqu'aux rives du lac. Après un bon kilomètre nous retrouvons la route goudronnée que nous avons empruntée en venant. En prenant à gauche nous atteignons bientôt Villeneuve, où un détour par la pittoresque vieille ville s'impose.
 

Un paysage contrasté entre montagne et lac
La réserve naturelle des
Grangettes se situe dans la plaine où méandrait jadis le Rhône créant sans cesse de nouveaux bras d'eau vive, des bancs de galets, se retirant pour laisser des étangs et des marais. C'est au 19ème siécle que l'homme imposa au fleuve un corset rectiligne de digues et draina le delta pour en faire le jardin potager d'aujourd'hui. Les 40 hectares de marais du Gros Brasset, roselières et forêts alluviales environnantes représentent la plus grande zone palustre du bassin lémanique. La réserve a pour la flore et pour la faune en particulier aviaire une importance internationale. 260 des 385 espèces d'oiseaux observées en Suisse, ont au moins été recensées une fois aux Grangettes et 70 y nichent régulièrement. Les huttes situées au départ de la randonnée juste à l'orée de la forêt offrent de bonnes conditions d'observation. Par ailleurs vous trouverez dans le vieux bourg à la Grand-Rue 17 une petite exposition, ainsi que divers livres et CD sur les différents aspects de la réserve.


Une plante magique et énigmatique - boules de gui dans les arbres bordant l'étang de l'Ecu d'Or

Après le pont sur l'Eau Froide et l'entrée dans la forêt le randonneur attentif se sentira bientôt interpellé par l'ambiance intense et sauvage qui règne à gauche comme à droite du chemin. Le chaos naturel contraste avec le ruban goudronné sur lequel se hâtent les cyclistes. Le panneau "Etang de l'Ecu d'Or" nous permet d'assouvir notre curiosité et en quelques pas nous nous retrouvons dans un monde qui possède son propre rythme, ses propres règles et un calme étonnant. Le visiteur observant nénuphars, batraciens et libellules s'étonnera peut-être des multiples boules vertes parsemées dans les couronnes des arbres environnants : le gui prouve ici combien ce haut-lieu est apprécié des oiseaux. De nombreuses espèces ailées se nourissent l'hiver durant des baies blanches du gui. Mais les semences du gui sont entourées de fils collants dont les oiseaux se débarassent en frottant leur bec contre l'écorce des arbres. C'est ainsi que le gui colonise de nouveaux habitats bien haut dans les arbres.
Fêter Beltaine ici au milieu des oiseaux fait sens, tant il est que Beltaine est la fête des forces ascendantes de la nature et que les oiseaux font partie des attributs symboliques de la Grande Déesse.
C'est en reprenant la marche que le randonneur se rendra compte du ralentissement de son rythme intérieur que lui aura certainement conféré ce premier haut-lieu.
Malgré la présence de la civilisation qu'impose le chemin asphalté les différentes portions de forêt se montrent pleines d'intérêt et d'attrait.


 Calme extérieur - dynamique intérieure : un coup d'oeil dans un monde polarisé et fluctuant

L'ambiance claire et rationelle des terrains cultivés forme un contraste saisissant avec les atmosphères tranquilles, voire recueillies de la forêt précédente.
Cette plaine est, malgré la forte empreinte de l'homme, un haut-lieu : on le ressent particulièrement lorsqu'on porte son regard en amont et qu'on laisse la force des montagnes bordant la vallée agir sur notre conscience émotionelle.
Cette sensation de haut-lieu s'explique par le fait que nous nous trouvons ici assez exactement au centre de la plaine et donc au centre du flux énergétique de l'ensemble des Alpes Valaisannes que le Rhône rassemble, canalise et concentre au centre de la vallée. A titre d'exemple essayer de porter le même regard vers le sud à partir de Villeneuve et vous constaterez que l'impression de force y est bien moins intense.
Après le Grand-Canal l'ambiance est à nouveau plus intimiste, ceci grâce aux arbres et à l'étang à droite ainsi qu'au marais à gauche du chemin. Les appels des batraciens nous invitent à avancer avec une prudente lenteur et les sens aiguisés.
Le chemin pédestre qui longe l'étang de près donne bientôt l'envie de se remettre en chemin. Vers le nord s'étend le coeur de la réserve : les marais de La Praille et du Gros Brasset. L'alternance des verts soutenus des forêts, des prairies multicolores et des zones humides encore dorées de l'automne passé forment un tout chatoyant qui comble d'aise autant les yeux que l'âme. Nous atteignons bientôt le Vieux-Rhône - un large méandre du fleuve de jadis, qui est relié au lac. Entouré de forêt les quelques quais de planches et les bateaux de plaisance dérangent peu l'aspect naturel de l'endroit : les oiseaux, insectes de toutes sortes et parfois les couleuvres s'y plaisent de toute évidence. La force de ce haut-lieu se transmet vraisemblablement aux plaisanciers qui se montrent ici particulièrement décontractés et silencieux.


Etang entre Grand Canal et Vieux-Rhône
 

Où les nymphes aquatiques et les elfes des arbres se rencontrent
Là où le Grand Canal se jette dans le Léman, la coupole céleste dessine un arc généreux au dessus du randonneur. A gauche s'élèvent les vigoureux sommets français, au-devant les rives vaudoises s'effacent dans la brume devant la ligne bleue du Jura, à l'avant-plan les vignobles du Lavaux tout en rondeurs et à droite les roselières s'étendent presque d'un bloc jusqu'à Villeneuve. Le modeste sentier pédestre qui entre ici dans la forêt alluviale nous conduit tout près de la rive du lac. C'est ici au départ du sentier que le visiteur a l'occasion de faire une pause délicieuse, de méditer longuement au gré du ressac. Cet endroit magnifique est empreint de paradoxes : le mouvement incessant de l'eau et l'élancement silencieux des roseaux, la lente dynamique des nuages au-dessus du cadre semble-t-il intemporel des montagnes bordant le lac, à l'horizontale les jeux de lumières de l'eau et en verticale les lignes que tracent les arbres vers le ciel. Oui c'est ici que les nymphes aquatiques et les elfes des arbres se réunissent et c'est ici que j'aime à célébrer la fête de Beltaine.

Freyr und Freya conçoivent selon la mythologie germanique dans la nuit magique du 30 avril au premier mai le printemps. En accord avec ce thème amoureux la réserve des Grangettes propose quelque chose d'unique : en effet de nombreux rossignols nichent ici. 26 couples furent recensés en 2008. Durant la saison des amours de mi-avril jusqu'à mi-juin les rossignols-mâles chantent au lever du jour et même durant la journée. On prétendait autrefois que le chant riche et particulièrement mélodieux du rossignol atténue les douleurs et favorise la rémission des malades. Chaque mâle maîtrise entre 120 et 260 strophes différentes qui durent de deux à quatre secondes - une performance de mémoire remarquable. Communément on considère que le rossignol annonce le printemps. C'est l'oiseau du mois de mai et le symbole de l'amour. Ce chantre se sent à l'aise dans les taillis denses et les zones humides.


une dernière occasion de rejoindre la rive du lac ...et de se délecter du chant des rossignols.

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aktualisé le 10.04.2026
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